Passion-Astrologue-Ramana-Maharshi

Ramana Maharshi : la conquête du Soi

Au sommaire de cet article, vous trouverez :

Ramana Maharshi et son enseignement

Notre époque contemporaine a connu peu de maitres spirituels authentiques, mais si il y a un nom qui revient souvent chez beaucoup d’auteurs c’est bien celui de Ramana Maharshi (né en 1879).

Son enseignement a de quoi déconcerter puisqu’on le fait souvent tenir en une seule phrase : « qui suis-je ? »
En réalité, sa juste écriture serait aussi : « qui » est « je » ?

En tant que maître de l’Advaita Vedanta, il a fondé tout son enseignement sur la prise de conscience de la nature réelle de l’ego face à sa compréhension du monde « extérieur ».

Si je ne suis pas le corps physique, si je ne suis pas les perceptions, ni leurs fonctions respectives, si je ne suis pas le mental, l’énergie ou même l’esprit, si je ne suis ni la connaissance, ni l’ignorance, si je ne suis ni l’objet, ni le réel sujet, comment définir ce que « je » suis réellement alors ?

Ramana Maharshi part du principe qu’il ne peut y avoir de connaissance et d’investigation directe sur l’Atman, sur l’âme, sur la conscience, cela ne peut être en réalité connu que par la négation, par le « non-Soi », le « ni ceci / ni cela », c’est l’élimination de tout ce qui n’est pas le Soi qui permet à l’individu lui même, dans ses interrogations sur la source réelle de sa conscience, de faire resplendir au final l’Atman, le Soi, la pure conscience (voir au passage mon article sur la voie négative).

Lui même précisait sur la doctrine de la non dualité : « Si vous tenez le Soi, il n’y a pas de deuxième personne pour vous blâmer. Si vous voyez le monde, c’est que vous avez lâché le Soi. Par contre, si vous tenez fermement le Soi, le monde n’apparaîtra pas. »

Il a vécu comme vivaient certainement les yogis des temps anciens, une vie simple, de détachements, de méditation, de contact à la nature et au divin, de dévotion.

La dévotion elle même forme en réalité la connaissance du Soi (voir mon article Voie de la dévotion / Voie de la connaissance), en s’accrochant au « je », à « moi », au « mien », on ère dans le labyrinthe aux portes fermées, c’est seulement lorsque l’on comprend que « je » suis aussi « Toi ou Cela qui est », que ce que l’on croit posséder forme le « Tout universel », que les barrières cèdent…

À l’adolescence, Ramana Maharshi a connu une sorte de « crise mystique » basée sur une peur et une obsession irraisonnée de la mort (il a perçu sa mort imminente et s’est interrogé sur « ce qui mourrait »), et c’est à cette occasion qu’il a découvert pour la première fois le contact avec le Soi.
En réalité il a eu la compréhension intuitive des enseignements de l’advaita vedanta, qu’il approfondira en les étudiant plusieurs années plus tard…

Compréhension et perception du Soi

Il enseignait : « Vous êtes le Soi, rien que le Soi; tout le reste n’est qu’imagination, alors soyez le Soi ici et maintenant.
Il n’est pas nécessaire de se retirer dans une forêt ou de s’enfermer dans une chambre; poursuivez vos activités essentielles, mais libérez vous de l’association avec leur auteur. Le Soi est le témoin, et vous êtes Cela.
Ne vous faites pas d’illusions, vous êtes déjà Cela, il n’y a rien de plus à obtenir, il n’y a que la fausse association à éliminer, la limitation à reconnaître comme illusoire.
Toujours et à tout moment, cherchez la source de l’ego, qui est « l’acteur apparent », et lorsque ce but sera atteint, l’ego s’évanouira de lui même, et rien ne subsistera à part le Soi qui est toute Félicité. »

Il insiste énormément sur la nécessité de trouver la permanence du Soi, qui existe perpétuellement, partout, en toute chose, et que nous incarnons tous.

À une époque également où se mettait en place progressivement une profusion de communication et de médias, il soulignait comme les traditions ancestrales que le véritable enseignement ne pouvait se trouver que dans le silence : toute tentative de mettre des mots sur quelques idées que ce soit ne peut produire que des séries de conceptualisations, qui seront à leur tour sujettes à interprétations et à égarements, donc dans tous les cas à nous éloigner au final de la « Réalité ».

Les mots doivent être pris par l’homme comme un support momentané, pour former certains apprentissages, atteindre certaines compréhensions, mais il faut savoir au final aussi s’en détacher, réussir à désapprendre le moment venu pour accueillir le vide nécessaire

« Le silence ? C’est l’éternelle éloquence ! » disait il.

Il n’y a rien à apprendre, rien à discuter et rien à conclure, rien à ajouter sur le fond.
Et que ce soit l’astrologie, le thème natal, même les Saintes Écritures, ils sont utiles pour indiquer une direction, faire opérer une prise de conscience de la simple existence du Soi, du brahman, de la conscience, du pouvoir supérieur, de son Individuation, et pour souligner « la route » qui y conduit, mais une fois cela intégré, ils ne peuvent servir à aller plus loin, le chemin évolutif restant à parcourir ne peut être que purement « intérieur ».

Au delà même, à mesure de l’élévation, ils deviennent un « poids », dont il faut aussi savoir se délester, l’évolution fondamentale demande au final de savoir « désapprendre » ce qui n’est maintenant plus utile pour passer aux stades supérieurs de conscience. Un peu comme lorsque l’on monte un escalier, l’attachement aux marches précédentes ne sert plus à rien…

Si le « Je » est confondu avec « le corps », c’est car le « Je » se scinde de l’Absolu et s’investit dans le mental / l’intellect (la buddhi), et le brahman (le divin) est alors « occulté », il ne peut être appréhendé par l’intellect, la logique, la rationalité.

Pour cela, il faut déconstruire en premier l’identification du « Je » avec le seul corps, gommer les limites que cela représente, et trouver les racines fondamentales de la pensée : « qui » donne les limites à « je » ? « qui » pense que « je » est le corps ? et au final « qui » pense tout court réellement ?

En remontant à la racine de ces questions, ce qui est identifié faussement par la personnalité comme « je » disparait, pour laisser entrevoir un « Je » différent, immuable, transcendant, intemporel, le Soi.

Les racines dans la Bhagavad Gita

Ramana Maharshi s’appuie beaucoup sur des références à la Bhagavad Gita dans ses enseignements, un des textes fondamentaux de l’hindouisme…

Ce qui frappe dans ce texte sacré, dès son commencement, est l’angle clairement « martien » qu’il prend directement, il place Arjuna dans des dilemmes d’action ou d’inaction, face à des choix, en pleine guerre : la Bhagavad Gita resitue l’homme face à son humanité et face à sa nécessité de prendre des décisions pour former son devenir et pour faire exister sa personnalité, pour former la structuration de l’ego solaire ! (rappelons astrologiquement que Mars est le bras armé de la volonté solaire, c’est la planète de la volition !)

Et l’on retrouve énormément cette position là je trouve dans les enseignements de Ramana Maharshi, qui visent eux aussi à mettre la personnalité face à l’énergie dynamique et active qui la structure fondamentalement…
Probablement que son Mars de Maison 7 et son Saturne en Bélier n’y sont pas pour rien!

Dans la Bhagavad Gita, Arjuna refuse de combattre ses frères et s’oppose à Krishna, mais celui ci lui fait comprendre en retour la nature fondamentale du Soi qui est derrière en réalité ce dilemme :

« Aussi longtemps que tu refuses de combattre, tu éprouves le sentiment d’être l’auteur de tes actes.
Mais qui es tu donc pour agir ou refuser d’agir ? Renonce à l’idée que tu es l’auteur de tes actions.
Jusqu’à ce que cette idée disparaisse, tu es obligé d’agir, tu es manipulé par le Pouvoir supérieur, et tu le reconnais d’ailleurs, par le refus de t’y soumettre !
Au lieu de cela, reconnais ce Pouvoir et soumets-toi à lui comme son instrument. Autrement dit, même si tu refuses, tu seras forcément poussé vers Lui.
Au lieu d’être un ouvrier récalcitrant, sois un ouvrier docile. Reste plutôt établi dans le Soi et agis conformément à la nature sans penser que tu es l’auteur de tes actes. Alors, les conséquences de ceux-ci ne t’affecteront pas. Cela est virilité et héroïsme. »

Si l’homme est pleinement établi dans le Soi, il ne peut plus se revendiquer le réel auteur de ses actes, et partant de là ses doutes d’existence s’effacent, il n’y a plus qu’à « accomplir ce qui doit être accompli » (comme disait Jung à propos du libre arbitre qu’il définissait tel que : « faire avec plaisir ce que je dois de toute façon accomplir »).
C’est là l’essence des enseignements de la Bhagavad Gita et du Védanta…

La pratique du pranayama dans la connaissance du Soi

Ramana Maharshi insistait aussi sur l’importance de certaines techniques de respiration, de maitrise du souffle, à corréler avec l’exploration du Soi.

En yoga ces différentes pratiques sont rassemblées sous le terme de « pranayama », il m’est impossible de tout expliquer ici dans le cadre de ce seul article, cela nous entrainerait trop loin, mais une bible de référence sur la question reste encore le vieux livre d’André Van Lysebeth, « Pranayama, la dynamique du souffle« , pour ceux qui veulent approfondir cette question capitale.

Pour résumer, la respiration peut se diviser en 4 temps, les 2 premiers temps correspondant à la phase de respiration interne, les 2 temps suivant à la phase de respiration externe, et on y applique une méditation, une visualisation :

  • l’inspiration, qui correspond à la phase de recherche interrogative, on appelle l’énergie à soi : « qui » est « je » ?
  • la rétention poumons pleins, qui correspond à la phase de compréhension et de plénitude : « je suis Celui qui est »
  • l’expiration, qui correspond à la phase d’affinage des perceptions par la négation : « je » n’est pas le corps et l’agrégat mental
  • la rétention poumons vides, contact à la vacuité, union des polarités : « Je » reste présent dans le « vide » et le dépouillement du superflu

Cet exercice, qui peut être fait par exemple avec des temps égaux (on parle alors de « respiration en carré ») tend à amener le contrôle sur le souffle, et lorsque celui ci est établi, il tend à se corréler avec un apaisement du mental, ce qui facilite l’émergence et la compréhension fondamentale du Soi.

Point intéressant à constater, selon la personnalité de base de chacun, nous avons tous des affinités plus ou moins importantes avec l’une ou l’autre de ces 4 phases !
Pour certains, certaines phases seront plus « anxiogènes » que d’autres, cela apporte des indices importants sur notre pratique et notre évolution, mais ce serait compliqué à détailler là.

Ramana Maharshi précisait bien : « Le mental est le cavalier et la respiration le cheval. Le pranayama est le dressage du cheval. Par ce dressage, le cavalier est à son tour dressé. »

Par contre il ajoutait bien que ce qui était surtout important est simplement l’observation et la maitrise de la respiration, il est inutile de se lancer dans des pratiques intensives, les « petites doses » de ces pratiques sont suffisantes.

En outre, il soulignait également à grands traits que le pranayama est seulement un chemin, non le but, il est totalement contre productif de tout miser seulement sur cela, car si derrière lorsque l’on arrête le pranayama, on n’est pas capable de faire perdurer l’apaisement du mental au delà, le Soi continuera de nous échapper…
En conséquence, les clés pour aller plus loin dans sa compréhension doivent aussi s’établir à d’autres niveaux en parallèle, et profondément.

Je ne compte plus le nombre de personnes avec qui j’ai pu échanger ces dernières années, et qui ont des « problèmes » dans l’établissement du contact à leur respiration, qui se répercutent dans énormément de domaines de leur vie, y compris dans leur santé, et tant physique, que psychique, ou émotionnelle…

Vraiment, la connaissance du pranayama est un axe qui peut changer l’humanité, qui peut changer votre vie, donc même au delà de la dimension spirituelle de la chose, je ne saurais que trop vous conseiller de vous renseigner dessus, et le cas échéant de vous faire accompagner si nécessaire par des personnes compétentes sur la question, pour vraiment vous faire reprendre le contrôle sur votre souffle

Thème natal de Ramana Marharshi

Passsion-Astrologue-Ramana-Maharshi-theme-natal

Il y aurait énormément à dire astrologiquement sur les forces planétaires qui ont présidé à la naissance de cet homme…

On retrouve des forces transpersonnelles, réceptives, très prédominantes, formant une figure de Grand Triangle de Terre, Soleil / Neptune / Uranus, et même un Cerf Volant avec le Jupiter en domicile Poissons formant opposition franche aux énergies uraniennes.

C’est déjà en soi une figure très « mystique », très ouverte sur l’Absolu, sur la transcendance, les forces traditionnelles terriennes n’ont pu s’exprimer que dans des termes de détachement, de renoncement, de dépossession, de dépouillement…

La sécurisation, la sécurité émotionnelle, s’est rétablie derrière sur des bases immuables, métaphysiques, le renoncement des possessions matérielles s’est traduit en réalité pour lui au travers de « la possession du Soi », c’est ce qui l’a motivé, rassuré.

Il y a un affrontement symbolique important entre les forces terriennes et les forces aquatiques, et cela revient de différentes façons, et tant au niveau d’ailleurs des émotions interpersonnelles que transpersonnelles, la dualité « matière / esprit » est très active.

La figure de Grand Carré Cardinal qui tend à s’établir a une charge karmique importante en impliquant les noeuds lunaires ainsi que l’opposition des luminaires, avec Saturne en pointe d’apex, elle peut être très emblématique de cette même dualité également…

Dans son histoire personnelle, cette figure peut être à relier avec le décès de son père lorsqu’il était adolescent, puis une certaine « fuite de la mère » une fois jeune adulte, une mère qu’il retrouvera plus tard et réintégrera dans sa vie, probablement une fois qu’il aura finalisé les combats nécessaires internes qui auront pu le mener au Soi.

Au fond, quel meilleur aspect possible que la conjonction Soleil / noeud nord pour symboliser cette quête fondamentale du Soi durant son incarnation ?

Bibliographie

Pour aller plus loin sur ces sujets, je vous conseille 3 livres principaux :

Pour approfondir la thématique du Soleil en Astrologie, je vous conseille les livres :
Pour approfondir la thématique de Jupiter en Astrologie, je vous conseille les livres :
Pensez à vous abonner à la newsletter astro pour être tenus informés des dernières publications ! Ainsi que la Lettre PREMIUM si vous souhaitez recevoir les informations en avant première...
A lire pour approfondir vos connaissances astrologiques : Par où commencer pour apprendre l'astrologie et Etudier Dane Rudhyar
Pensez aussi au Forum d'astrologie et à toute la communauté astrologique qui le compose, si vous souhaitez approfondir votre témoignage et échanger avec des membres, astrologues passionnés et amateurs...
Fil d'ariane :Consultations >> Sommaire du site

Comprendre son Thème natal

Soleil en MaisonsLune en Signes >> Lune en MaisonsMercure en Signes >> Mercure en MaisonsVénus en Signes >> Vénus en MaisonsMars en Signes >> Mars en MaisonsJupiter en Signes >> Jupiter en MaisonsSaturne en Signes et en MaisonsUranus en Signes et en MaisonsNeptune en Signes et en MaisonsPluton en Signes et en MaisonsLune Noire en Signes et en MaisonsNoeuds lunaires en Signes et en MaisonsL'astéroïde Chiron en Signes et en Maisons

Comprendre ses Transits

Soleil en Signes en transit >> Soleil en transit en maisonsLune en transit en Signes et MaisonsMercure en transit en Signes et MaisonsVénus en transit en Signes et MaisonsMars en transit en Signes et MaisonsJupiter en transit en Signes et Maisons
Vous aimerez aussi les articles astro suivants :

12 réflexions sur “Ramana Maharshi : la conquête du Soi”

  1. Merci beaucoup Christophe,

    Vos brillants articles sont toujours des sources d’Inspiration & votre réflexion toujours très claire, merci pour tout ce que vous faites !

    1. Christophe GUILLAUME

      Merci beaucoup Avine 🙂
      Peut être que mes partages représentent des gouttes importantes dans l’océan alors… 🙂

  2. Bonjour,
    je suis passée lire cet article plusieurs fois et c’est drôle, je commence à comprendre aujourd’hui la base de tout ça, mais dès que j’essaie de comprendre par les exemples tirés de la Bhagavad Gita, (ou des livres de ce genre….) je n’arrive plus à comprendre 🙂

    J’ai fini par comprendre en lisant ou plutôt en picorant à droite et à gauche. Par un assemblage avec des mots venant de personnes d’horizons différents…..comme ils vont tous dans le même sens, j’ai plus regardé la direction qu’ils montraient……

    Donc j’aime beaucoup cette explication qui nous dit que, toute tentative de mettre des mots sur quelques idées que ce soit ne peut produire en gros que des malentendus….
    Comme il est dit, « tous les écrits sont utiles pour indiquer une direction, ……mais que le chemin ne peut être intérieur.  »
    Je le raconte car sans ce site je n’aurais jamais découvert tout ça.
    Et là l’article est royal 🙂

    Un jour je me suis retrouvée à constater qu’il y a bien un endroit où une intersection arrive, il y a la route de la logique et l’autre, celle du ressenti, du chemin intérieur.

    J’avais toujours pensé que seul le chemin de la rationalité était à prendre en compte. Mais j’ai vu ce chemin reconnaitre son incapacité à aller plus loin, et tendre le flambeau à l’autre voie. Donc la rationalité a reconnu qu’elle n’était pas toute puissante, qu’elle avait ses propres limites. Cela m’a plu car en quelque sorte elle m’a donné le feu vert pour prendre en compte l’autre chemin.

    J’aurais bien aimé découvrir tout ça il y a longtemps, j’aurais gagné du temps! (Mais peut-être faut-il être disposé à s’y intéresser aussi…. des fois les intérêts et urgences sont bien ailleurs…) Et il faut tomber sur ce site déjà! 🙂

    Maintenant, j’ai une question,
    En lisant tout ça j’ai pensé à l’autre article ici, sur Nietzsche. Est-ce qu’il n’est pas devenu fou parce qu’il frappait à une porte qui ne pouvait que rester close car il fallait les clés d’un Maharshi pour l’ouvrir?

    1. Christophe GUILLAUME

      Bonjour,
      Disons que le chemin rationnel a sa propre fonction, la question qui l’occupe est fondamentalement le « comment ? », donc dans ce cadre là, il est très efficace…
      Le problème arrive quand vous débarquez en face de lui avec la question « pourquoi ? », là il n’a plus les cadres pour répondre, sa logique n’est plus opérante, il ne sert plus à rien ! et cela demande d’emprunter d’autres chemins pour percevoir le sens fondamental…
      Pour Nietzsche, oui probablement… Le pire est qu’il avait bien une partie de ces clés là déjà ! sinon il n’aurait pas eu cette vie et fait cette oeuvre… Mais il y avait une charge karmique violente attachée à cela chez lui, et qui faisait que ces forces ne pouvaient pas opérer gentiment, simplement, elles étaient obligées « d’exploser », sa Calcinatio l’a mené vers vraiment des profondeurs de nihilisme, mais lui même savait très bien déjà, qu’entre croyance et athéisme, il n’y a aucune différence sur le fond, dans les 2 cas, cela reste une « croyance », croire au « néant », c’est déjà croire forcément quelque chose, c’est l’autre facette de la même pièce et cela peut conduire beaucoup à une forme de « schizophrénie » de le nier……

    2. D’accord, merci pour cet éclairage! Dans l’idéal, je serais bien un jour, de lire la synastrie de ces 2 illustres hommes. Voir là où les planètes apportent la rigidité ou, la fluidité, l’ouverture…. 🙂
      Ou encore, imaginer une pièce de théâtre qui soit un long dialogue entre les deux. Pourquoi pas… 🙂

    3. Christophe GUILLAUME

      Oui ce serait sûrement un dialogue passionnant 🙂

  3. Merci pour ce superbe article qui m’a moi aussi « hypnotisé » !! Encore une belle piste pour l’évolution et la compréhension du Soi…et du reste, si je puis dire…
    Afin d’approfondir cette philosophie passionnante je viens de commander un des ouvrages que vous suggérez en fin d’article.
    Merci encore pour ce partage de connaissances. 🙂
    Eva

    1. Christophe GUILLAUME

      Oui ce sont des philosophies importantes, qui m’ont en tous les cas beaucoup apporté…
      L’advaita vedanta, la Bhagavad Gita, Ramesh Balsekar, Maharshi, j’en oublie…
      C’est sûr que ce n’est pas directement « astrologique », mais bon les personnes qui me suivent doivent finir par avoir l’habitude de trouver d’autres choses que l’astrologie ici ! 🙂

  4. Whaouuuhhh ! J’ai adoré cet article sur RAMANA MARHARSHI que je ne connaissais pas…
    Dès la lecture des premiers mots , le nom d’Eckhart Tollé m’est venu immédiatement…. Peut-être s’est-il inspiré de Ramana, en écrivant :
    « Je ne suis ni mes pensées, ni mes émotions, ni mes perceptions, ni mes expériences.
    Je suis l’espace dans lequel tout se produit.
    Je suis la conscience.
    Je suis le présent.
    Je suis. »
    Merci Christophe pour ce partage.
    Namasté ⚘🌟🌱 🙏 🌱🌟⚘ !
    Laurence

    1. Christophe GUILLAUME

      Merci beaucoup Lorenza 🙂
      Oui cette citation parle en réalité « du Soi » au sens de l’advaita vedanta…
      La même réalité a trouvé différentes expressions à travers le monde… 🙂

  5. Merci beaucoup Christophe. C’est passionnant. Je connais trop peu la spiritualité indienne. Votre article est si bien écrit et d’une telle richesse, que j’ai envie d’en savoir plus. Et pour une fois, c’est beaucoup plus clair, j’ai vraiment saisi ce que c’est que la négation de l’égo…C’est très intéressant aussi, ce que vous expliquez sur le souffle, ça me parle…
    C’est un maître spirituel très inspirant, il a un doux visage, rayonnant et paisible. Merci pour la qualité de votre écriture et la parfaite synthèse de toutes ces informations si précieuses. Derrière les mots, on ressent vraiment votre envie de transmettre, de guider… Encore mille mercis pour tout 🙏 Malika.

    1. Christophe GUILLAUME

      Merci beaucoup Malika 🙂
      Je ne sais pas si ce genre d’article captive forcément beaucoup de monde, mais il aborde des points qui me semblent importants, au moins « à connaitre… 🙂
      Au plaisir de vous lire de nouveau.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Astrologue