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Amour, psychologie et astrologie…

L’amour est une force du destin dont les pouvoirs vont du ciel à l’enfer… Carl Gustav Jung

La phase de l’intégration de l’Ombre a été initiée et dépassée ?
La personnalité doit maintenant partir à la rencontre de son « partenaire intérieur » qui se révélera par la confrontation avec le sexe opposé.
Ce « partenaire intérieur » est une image intérieure inconsciente, idéalisée, fascinante et autonome, que l’on recherche chez le sexe de l’autre (voir le sens de la Maison 8).

  • L’Anima représente l’archétype féminin
  • L’Animus représente l’archétype masculin

Ces 2 principes représentent les images de l’inconscient collectif des principes masculin et féminin que l’on pourrait qualifier comme étant l’Homme et de la Femme universel (avec majuscule).
Les fonctions d’anima et d’animus sont à l’origine de toutes les images, tous les symboles et les rêveries créatrices qui permettent à l’inconscient de communiquer avec l’ego conscient.
A l’image du symbole taoïste du Yin et du Yang, ils sont présents en chacun de nous, opposé à notre genre :

  • en plus de son animus chaque homme a une femme intérieure (son anima)
  • en plus de son anima chaque femme a un homme intérieur (son animus)


 

Nature psychologique fondamentale de ces archétypes

Avant de rentrer plus en détails dans les définitions et les différences de chacun des 2 archétypes ainsi que de leurs significateurs astrologiques que vous trouverez sur leurs pages respectives, il est important d’apporter quelques précisions sur la nature commune fondamentale qu’ils partagent.

Par une rapide analyse, on pourrait les considérer comme simplement « opposés polaires », mais l’anima et l’animus sont en réalité plus complémentaires qu’opposés, l’un n’est pas le négatif diamétralement inverse de l’autre, pas du tout !

Il faut regarder au-delà de la simple trompeuse polarité masculine/féminine et voir quels qualificatifs peut on leur donner :

  • L’Anima est « l’éros » (amour), le désir, la sensibilité, la matière, les sens, la beauté, les émotions, la valorisation, la puissance d’attraction, la gravitation, l’intuitivité, le rêve, l’inconscient, la conscience absolue, le collectif, le multiple…
  • L’Animus est « le logos » (mental spirituel), la raison, la structuration, la force de la logique, des idées, de la communication, le verbe, la rationalité, l’inertie, la complétude, la force brute, la conscience de l’ego, l’individuel, l’unité primordiale…

L’individu doit traiter l’anima et l’animus avec humilité, car ces archétypes que l’on pourrait comparer à des Dieux recèlent une forte puissance intrinsèque… Ils sont réellement à la base de la structuration psychologique de la psyché humaine, même si ils sont inconscients.
Au contraire, au plus ils sont inconscients et ignorés, au plus ils ont une main mise sur la personnalité !
Comme pour l’Ombre et peut être encore plus, on ne traite pas à la légère ces archétypes dont les racines transcendent les principes de la création même
L’anima et l’animus ont une face sombre qui est souvent intégrée et confondue avec l’Ombre, ils peuvent chacun être extrêmement destructeurs pour leur opposé complémentaire et se cannibaliser, par exemple : le principe animus peut casser les « sentiments » et la sensibilité, tandis que le principe anima pourra étouffer « l’individualité » et combattre la logique et le pragmatisme…

Les fonctions d’anima et d’animus controlent aussi la croissance des idéaux. Elles président les « techniques occultes » visant une réorientation intérieure des énergies opposées (notamment tantrisme, yoga…) ou toute technique visant la « conversion » de l’ego à une vision plus inclusive, absolue et spirituelle de la réalité universelle.


 

Archétypes et libido

Petite digression sur la notion de libido et la psychanalyse pour faire un parallèle avec les archétypes jungiens. Le Docteur Sigmund Freud, dans son « Essais de psychanalyse » la définissait ainsi :

Tendances et complexes sont nourries par l’instinct qui est à la base des émotions, des sentiments, des passions. Cette énergie vitale dynamique de l’être a été nommé libido.
On réduit péjorativement ce terme à des notions purement et simplement sexuelles, mais il recouvre à l’origine des éléments de l’affect bien plus variés !
La libido désigne l’énergie (non mesurable) des tendances que nous rattachons à ce que nous résumons par le mot « Amour » (NDLR : la fonction Anima) dont une finalité est l’union sexuelle, mais le terme libido n’exclue pas toutes les variétés d’amour non explicitement sexuel, l’amour parental et l’amour filial, l’amitié, l’amour de soi, l’amour des autres en général, ainsi que toutes les formes d’attachements aux objets, aux entités divers, ou à des idées et philosophies abstraites, l’amour de Dieu.
Toutes ces variétés d’amour procèdent des mêmes tendances fondamentales et ont des traits caractéristique similaires dans leur nature (NDLR : la fonction Animus ) : abnégation, sacrifice, recherche d’intimité, d’échange et de transmission, notion de transcendance…
La libido est la source unique de tous les instincts qui rend compte sous des aspects divers de tout le psychisme humain.
Elle est l’énergie psychique dont dispose l’homme pour édifier son organisme d’abord, et parallèlement à ce développement, pour faire la synthèse de sa personnalité (NDLR : voir Individuation).
La libido est la source d’où procède le dynamisme de la vie psychique à laquelle s’intègre des notions de l’inconscient collectif et des archétypes considérés comme une forme de mécanismes psychiques hérités qui correspondent à la manière innées dont un poussin sort de l’oeuf ou un oiseau construit le nid…

En psychanalyse, cette énergie libido est la cause des névroses lorsque l’individu a du mal à s’adapter à des conditions sociales et environnementales qui sont contraires à sa volonté profonde. La libido devient destructrice si elle est frustrée, et donne naissance aux Complexes psychologiques qui vont infuser comme un « poison » du mental (même si ils ont leur utilité psychique). Le rôle de la psychanalyse est alors de creuser dans l’inconscient pour faire remonter les causes et les contenus réprimés…


 

Union des complémentaires

Anima et Animus expriment ces dualités de la psyché à l’intérieur de la personnalité de chacun, chaque homme et chaque femme possèdant donc une part des 2.
Nous incarnons ainsi une fraction de l’archétype de notre sexe qui se révèle par la confrontation aux représentants des archétypes du sexe opposé, cette lutte relationnelle est fertile en projections.

L’Individuation passe par l’intégration de son « partenaire intérieur », son double complémentaire.
L’union de ces 2 principes masculins et féminins doit avoir lieu dans l’individu, il doit exprimer leurs facettes de manière positive… Cela ne veut pas dire tendre vers l’androgyne, mais respecter et aimer l’opposé pour ce qu’il est, utiliser ce qu’il a de meilleur en nous, et faire preuve de Créativité sur la base de cette union intérieure.

Dans l’absolu, personne ne peut juger de la féminité ou de la masculinité d’un individu, le simple fait d’être né homme ou femme, anatomiquement parlant, ne fait pas pour autant un Homme et une Femme psychologiquement parlant.
Troubles de l’identité, immaturité psychologique, dus à une mauvaise intégration de l’Ombre ou aux influences des Eléments Astrologiques, Dépression, sont autant de freins possibles à la pleine expression des archétypes

Souvent beaucoup de personnes basculent involontairement par la force des choses vers l’archétype opposé :

  • la femme vivant trop son animus devient masculine et perd sa féminité
  • l’homme vivant trop son anima devient extrêmement sensible et perd sa racine masculine

Théoriquement rien de mal, mais vivre la complétude n’exige pas de « perdre son genre » initial pour autant, il faut au contraire l’équilibrer en allant vers son opposé complémentaire, simplement reconnaitre qu’une part de lui est en nous.

Cet équilibre, ce « mariage intérieur » décrit par les mystiques, se vit par procuration au travers des relations amoureuses et des projections qu’elles suscitent. L’anima et l’animus sont toujours à l’origine des « vicissitudes inexplicables » du couple…
Ce sont nos « partenaires invisibles », anima et animus, qui gouvernent toute relation. Prendre conscience de leur existence et de leur impact sur notre personnalité nous apporte de facto des possibilités de réels choix au lieu d’être guidés purement par la « fatalité ».
Il faut comprendre comment nous « habillons » ces archétypes collectifs selon notre propre personnalité, en clair qu’est ce qui nous pousse à être attirés par les « jeunes femmes enfants » ou les « mères fortes castratrices » ? ou encore pourquoi s’attache-t-on toujours à un « homme impulsif volage et violent » alors que l’on est courtisée par des « bons pères de famille » ?


 

Illusion et désillusion relationnelle

Lorsque l’illusion du couple s’évanouie, on s’aperçoit que nous échangions en fait avec notre Anima ou notre Animus, notre inconscient nous a poussé vers un certain type de relation, nous avons attiré à nous un semblable du « partenaire intérieur » que nous nous sommes forgés et l’avons laissé prendre de l’ampleur dans notre psyché et notre vie… Ceci explique tous les schémas répétitifs des projections que font certaines personnes dans leur(s) relation(s) de couple.

Quand nous tombons amoureux, il s’agit en fait de la projection du partenaire intérieur que nous croyons avoir trouvé et sur laquelle nous « flashons », pour peu que le partenaire réel s’y prête (voir notions de Synastrie), nous sommes dupés, c’est comme si en quelque sorte nous tombions amoureux de nous même (de notre archétype inconscient précisément)…

Une fois la projection estompée (ce qui arrive inévitablement tôt ou tard, aucun individu ne peut supporter la comparaison avec la projection d’un archétype intérieur idéalisé…) et que l’on se retrouve donc face à l’homme ou la femme réel, la désillusion arrive.
En réalité, pour être plus précis sur ce qu’il se passe au moment de cette désillusion, c’est la projection réalisée initialement qui change, qui évolue, se modifie, bien souvent le partenaire n’a pas changé, il est resté identique du moins fondamentalement (les potentialités de son Thème natal sont inchangées, seuls ses transits et ses progressions se sont actualisés).
C’est à cette étape (qui peut arriver dans la relation en 1 semaine, comme pas avant plusieurs années, voir justement les Transits et Progressions) que la relation évolue, que l’on accepte ou pas l’autre pour ce qu’il est, que l’on essaye d’exprimer en pleine conscience notre projection sur lui/elle, de la faire perdurer… si l’on peut !

Notre animus et notre anima évoluent ainsi tout au long de notre vie, donc les projections que nous faisons d’eux évoluent aussi, nos partenaires affectifs doivent logiquement évoluer en conséquence pour la pérennité des relations.

Que vaut un « coup de foudre » alors ? est ce une simple illusion de notre esprit ? En fait nous avons besoin des relations humaines avec ces projections pour nous révéler à nous même. La relation amoureuse est une part de cette révélation, les 2 Dieux archétypiques opposés et complémentaires (Shiva et Shakti) s’expriment par nos sens pour engendrer la perpétuation de la vie, cette illusion est donc indispensable… L’anima et l’animus nous poussent à puiser dans l’immense réservoir de l’inconscient collectif les images qui expriment la vie et nous apportent la croissance individuelle, la compréhension de l’Absolu.

La sexualité n’est que l’expression de ces 2 Dieux, elle peut être purement physique ou mentale, plus affective, complètement dépravée, amoureuse, à visée récréative ou procréative, même sacrée et symbolique comme dans le tantrisme (Voir Maison 8)… mais la sexualité a de toute évidence une psychologie différente selon le coté anima ou animus, même si nous nous rappelons cependant que tous nous manifestons ces 2 cotés en même temps !


 

Connaitre ses archétypes grâce à l’astrologie

Grâce aux Transits, aux Progressions et à la Synastrie, il est intéressant de constater le décalage qu’il peut y avoir entre la projection réalisée par les individus sur leur partenaire et la réalité d’être du partenaire
Ainsi une femme peut projeter un « animus héroïque martien » sur son partenaire, alors que les fondements de celui-ci montre plus une image « père/mystique neptunien ». Une progression activera Mars chez la femme tandis que son partenaire aura l’Eau activée…
Les progressions sont très utiles pour connaitre la teneur de l’étape où se situe le couple, plus précisément à quel niveau se trouve les archétypes anima et animus de chacun
N’allez pas croire dans l’exemple ci-dessus que la relation soit « mauvaise » ou « inutile » pour autant du fait de ce « manque apparent de synchronisation » entre les partenaires, ce n’est pas si simple ! Souvent nous attirons ce dont nous avons besoin en synchronicité…

La vie est faite d’expériences, nous devons les prendre, les accepter et les vivre comme telles, au delà de leurs notions purement « qualitatives » (subjectivement), c’est par leur intermédiaire que nous progressons sur le chemin de l’Individuation et de la réalisation spirituelle…

Quand nous abordons les choses sous cet angle, les mots « bonheur, dispute, trahison, épreuve », prennent un autre sens dans nos relations comme dans notre psyché, ces expériences relationnelles manifesteront tôt ou tard une signification à intégrer quoi qu’il en soit.


 

Bibliothèque astrologique :

Pour approfondir la thématique des archétypes en Astrologie, je vous conseille les livres :

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