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Le zodiaque bouddhiste : les 12 facteurs interdépendants

Ici il ne s’agit pas d’un zodiaque à proprement parler au sens sidéral des constellations, mais si on accepte le zodiaque tropical dans son sens de cycle psychologique complet, alors on retrouve un cycle similaire dans la mythologie bouddhiste lié à la création du Samsara (l’illusion de nos existences), il s’agit des 12 facteurs interdépendants (TenDrel Tchou Nyi, lire « Le tonnerre du mantra » de Djamgoeun Kongtrul) qui entretiennent le cycle des renaissances, « La roue de la vie », Yama le seigneur de la mort et du temps est représenté à l’arrière de la roue, l’enserrant, la possibilité d’Éveil étant présente en arrière plan par le bouddha.

Sans entrer trop dans les détails de théologie, les écrits bouddhistes précisent bien que la conscience visuelle et mentale à elles seules n’ont pas le pouvoir d’accumuler le karma. Seules la conscience conflictuelle et émotionnelle crée les accumulations de tendances karmiques.

Ici sont les 12 facteurs interdépendants qui entretiennent la Maya et que l’on peut évidemment tenter de rapprocher avec nos Signes du zodiaque traditionnels, on retrouve aussi des images archétypiques comme dans les degrés symboliques (Monomères) :

  1. L’ignorance : Un aveugle avance à tâtons en cherchant son chemin, son bâton seul le guide devant lui
  2. Ici l’aveugle représente l’état ordinaire de base de l’être humain, n’arrivant à pas à « voir », c’est à dire fondamentalement à « comprendre » ce qui l’entoure, il ne sait pas la vraie nature de l’existence, de la réalité, il est dans la création de karma par impulsivité et méconnaissance, sans même s’en rendre compte, il embrasse la dualité et continue de faire tourner la roue…

  3. Les conditionnements : Un potier façonne la matière, il donne la forme à la terre
  4. Cela symbolise dans quelle mesure on ne peut s’extraire de son karma, celui-ci conditionne ce que l’on est et ce que l’on projette, nos pensées, nos Complexes, nos schémas familiaux et comportementaux, autant au niveau conscient et encore plus inconscient, c’est un peu l’équivalent de ce que notre monde moderne appelle « la génétique » pour l’aspect biologique et « l’innée » pour l’aspect psychologique.

  5. La conscience : Un singe s’agite dans les branches des arbres pour attraper les fruits
  6. Emblème typiquement mercurien de l’esprit qui se construit sur la base d’oppositions dualistes, le mental est dans un questionnement incessant, englué dans l’ignorance il a du mal à se poser les bonnes questions et donc à trouver les justes réponses, il erre de manière instable dans l’illusion en peinant à se structurer, il éparpille ses forces au travers de buts fréquemment vains…

  7. Le nom et la forme : 2 hommes rament dans un bateau
  8. La conscience -le bateau- se matérialise en nommant et en conceptualisant -les 2 hommes qui représentent Nama et Rupa-, c’est le principe de la cognition, des « images mentales » différentes sont appliquées aux choses et à l’environnement et créent un schéma rigide (les différents voiles de l’illusion cristallisent ici puisque l’on passe d’un monde unitaire, à bipolaire et enfin multipolaire).

  9. Les 6 domaines : Une façade de maison à 6 fenêtres
  10. La conscience est cette fois représentée par une maison dont la façade comporte 6 ouvertures sur le monde qui représentent les différents « sens » par lesquels l’homme perçoit le monde et construit l’illusion : la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat, le goût et un sens que l’on pourrait appeler l’intuition. Chacune de ces fenêtres peut être une source d’égarement, de renforcement de la Maya, mais toutes mises ensembles peuvent également permettre de se libérer des conditionnements…

  11. Le contact : Un couple s’enlace tendrement
  12. Ici la conscience entre directement en contact avec la matière, c’est le lien effectif qu’il y a entre l’esprit et la réalité de la Maya, et c’est l’aspect sensuel, charnel et sexuel qui symbolise le mieux ce magnétisme où l’un appelle l’autre.

  13. La sensation : Un homme a reçu une flèche dans l’oeil
  14. C’est l’image de la prégnance des sens qui s’imposent et arrivent à déterminer la pensée, l’expérience elle même résultant du contact précédent est de nature à profondément modifier la conscience, elle « impacte » directement la psychée.

  15. La soif : Un homme qui boit
  16. La connaissance des sens induit maintenant une dépendance, une attraction, l’envie de reproduire les plaisirs, d’activer les différents mécanismes de récompense qui poussent l’homme à rechercher ce qui est agréable et à fuir ce qui ne l’est pas. Cette logique entretient non seulement la logique de dualité, mais aussi plus profondément les mécanismes de renaissance puisqu’à la racine se trouve les plus redoutables soifs à égale valeur : soif d’existence et soif de non-existence.

  17. La saisie : Un homme cueille le fruit d’un arbre
  18. C’est la conséquence de la soif, du désir, la conscience cède à l’attraction, à l’attachement, et engage l’action en vue de s’approprier la chose, ou dans son mécanisme inverse de la rejeter, ici le karma est cristallisé, le fruit est cueilli c’est à dire que les conséquences des actes devront forcément porter.

  19. Le devenir : Une femme attend un enfant et se repose
  20. Celle ci matérialise directement le fruit du karma, l’avènement des conséquences des actes, toute volition entraine des répercussions directes que ce soit dans cette vie, ou sur son âme, c’est un fleurissement, un achèvement, il faut maintenant récolter ce que l’on a semé.

  21. La naissance : Une femme accouche, l’enfant arrive
  22. C’est la récolte proprement dite, le karma est mature il prend forme, il s’extériorise, non seulement personnellement mais aussi socialement parlant, il est « présent au monde » et se développera jusqu’à ce qu’il ait totalement purgé les causes qui l’ont crées.

  23. La vieillesse et la mort : Un homme porte un cadavre
  24. La naissance trouve ici son terme, le karma s’est maintenant grandement épuisé, les causes premières ont eu le temps en principe de trouver le maximum de leur résolution, les éventuels résidus karmiques sont reportés au cycle suivant d’existence, la conscience retourne à un état d’ignorance qui lui fera débuter de nouveau « la roue de la vie »…

Pour les personnes qui s’intéressent à ce type de rapprochement avec la mythologie bouddhiste et souhaiteraient approfondir, l’astrologue Irène Andrieu a pas mal écrit sur ces différents éléments au travers de ses livres :

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2 commentaires sur “ Le zodiaque bouddhiste : les 12 facteurs interdépendants

  1. J’ai beaucoup aimé lire cet article, qui a été très instructif 🙂 C’est un bonheur de vous lire Christophe.

    Le Bouddhisme est très intéressant, il a ce facteur spirituel et mystique qui le fait se rapprocher de l’astrologie. On retrouve effectivement la « roue du zodiaque », ce qui symbolise chaque signe. C’est un parallèle qui au final est évident.

    • Merci beaucoup Florent… 😉
      Oui il y a beaucoup de choses intéressantes dans le bouddhisme, un univers à découvrir… 🙂
      L’astrologue Irène Andrieu a tenté beaucoup de rapprochements entre l’astrologie et le bouddhisme dans ses livres, c’est très intéressant, même si parfois un peu dur à suivre (surtout pour les personnes ne connaissant rien du tout au bouddhisme, sinon ça va à peu près)…
      Ces 12 facteurs interdépendants me rappellent aussi beaucoup les degrés symboliques, on retrouve parfois des mêmes « flash » sur les bonnes métaphores adéquats… 🙂