L’astrologie est vraiment un langage du temps où chaque période “ne nait pas de nulle part”, elle s’inscrit en quelque sorte dans la mémoire vibratoire de ce qui l’a précédé, c’est à dire des cycles précédents.
La meilleure comparaison que l’on pourrait prendre, c’est par exemple lorsque vous prenez un train au présent dans une gare, vous vous doutez bien que ce train ne vient pas de nulle part, il a dû passer par d’autres gares auparavant !
Et même si vous avez déjà pris exactement le même train par le passé, ce ne sera jamais tout à fait le même, car entre temps il aura pu parcourir tout un circuit, en s’usant et en se réparant…
Astrologiquement, c’est exactement pareil avec les différents cycles, en Progressions secondaires et en Transits : les cycles que l’on vit au présent naissent sur les cendres des anciens cycles.
C’est pour cela aussi que les textes d’interprétation astrologique que l’on peut donner de manière générique sur tel ou tel aspect, restent forcément limités et partiels, car ils ne tiennent pas du tout compte de l’historique du vécu de la personne.
Chaque nouvel aspect n’est pourtant pas un évènement isolé, mais bien une phase qui s’inscrit dans une continuité.
Ainsi, dans ce que l’on vit au présent, on le vit systématiquement de manière “relative” vis à vis de ce que l’on a traversé dans le passé.
C’est aussi beaucoup ce qu’il est utile de comprendre dans les processus alchimiques et les cycles évolutifs qu’ils représentent, ce que j’ai pu développer dans mon cours.
Si l’on prend par exemple une personne qui aura connu le développement de son Soleil progressé conjoint à son Neptune natal, c’est un aspect tellement puissant et profond qu’il marquera forcément l’incarnation en longueur et donc l’individualité en profondeur.
Cela pourra souligner l’importance des transits de Neptune évidemment pour le reste de la vie, mais cela pourra aussi agir comme un facteur évolutif qui viendra “relativiser” en quelque sorte tous les autres cycles que la personne pourra traverser !
Chaque nouveau cycle du présent doit donc en quelque sorte de relativiser par rapport aux anciens cycles dont il “hérite” au niveau énergétique, symbolique et parfois karmique.
C’est là ce qui peut faire toute la profondeur et la richesse d’une interprétation humaine, car elle saura apporter la nuance en identifiant ces croisements majeurs de cycles au cours de la vie des personnes.

C’est pour cela aussi que la figure de la spirale est très parlante astrologiquement, chaque cycle vient apporter une strate supplémentaire pour tisser son processus évolutif du présent en repassant sur des mêmes points.
Il n’y a donc jamais vraiment exactement un “même cycle” qui se répète, mais plutôt à chaque fois une strate supplémentaire qui s’accumule à un niveau différent de conscience.
Les différentes phases astrologiques du cycle (Conjonction, Carre, Opposition, etc) marquent en quelque sorte des moments de maturation progressive des processus évolutifs.
Chaque fois qu’un tour du zodiaque s’achève, il y a donc à la fois symboliquement la charge de bilan à faire, avec le solde et les résidus de l’ancien cycle à gérer, mais qui vont agir comme prise de conscience et supports de terreau fertile préparant le cycle suivant.
Il y a donc forcément ce double travail à faire de déjà bien comprendre les cycles passés dans ce qu’ils sont venus réaliser, pour mieux comprendre et interpréter les cycles du présent dans ce qu’ils peuvent motiver.
Cela est d’ailleurs autant valable pour une astrologie psychologique de la personnalité que pour une astrologie mondiale qui décrit les cycles historiques de l’humanité.
Pour aller plus loin, vous pouvez identifier déjà vos cycles génériques ou le miroir des septaines.
Un autre bon exercice, face à votre thème ou à un nouveau thème, c’est de savoir identifier les grandes tendances, en Progressions secondaires et en Transits qui ont été traversées pour déceler les “leçons” majeures de vie qui ont pu venir s’appliquer.
Par exemple, un Pluton qui se trouve être “la dernière planète” d’un thème natal aura forcément à remonter en transits en conjonction aux autres planètes, et cela traduit forcément un processus alchimique de Calcinatio très particulier à identifier.
Sachant aussi que souvent “l’histoire se répète”, au cours d’une vie les crises non résolues tendent à revenir différemment par la suite pour être travaillées plus en profondeur ou d’une autre façon.
Mais au plus on met de la conscience dans chaque cycle au moins on sera susceptible de subir de manière compulsive les forces.
Bien comprendre aussi en cela ce que j’évoque pour comprendre la vie des aspects et les figures de résolution qu’ils impliquent.
Par exemple, une personne née sous une conjonction Saturne /Neptune en 1989 vivra en 2025 / 2026, à la fois reproduction de l’aspect de conjonction natale, mais aussi en énergie de carré depuis le Bélier, il y a donc forcément une résonance sensible avec les enjeux de naissance de ce que peut représenter cette conjonction.
Ainsi, l’effet cumulatif en spirale est là pour permettre l’évolution, la réparation, la meilleure compréhension croissante des forces.
À chaque retour ou à l’amorce d’une strate supplémentaire, l’individu ou la société a une occasion de poser des choix plus conscients en tenant compte de tout le passif accumulé.
Ainsi compris, chaque cycle astrologique n’est jamais une “page blanche” seule mais toujours une page qui vient s’écrire à la suite des précédentes.
Et si l’on accepte la notion de Karma, il se peut même que les racines de notre livre personnel soit particulièrement anciennes, et dépassent largement le cadre de cette vie ! (toute l’astrologie étant par essence “karmique”)
La bonne question finale est donc : comment pouvons-nous vivre chaque cycle avec plus de conscience, pour maximiser notre évolution du présent ?



Très beau travail précis clair merci à vous. Josie
Merci beaucoup 🙏 🙂