Est ce que vous êtes plutôt cigale ou fourmi ? Est ce que vous préférez profiter tout de suite des choses ? (carpe diem à fond) Ou est ce que vous êtes capable de comprendre l’intérêt de vous réfréner au présent pour avoir plus et mieux plus tard ?
Derrière ces simples questions se trouvent en réalité des points de personnalité particulièrement importants, qui sont susceptibles de se répercuter en profondeur sur la destinée, et qui en disent long astrologiquement sur la manière dont vous vivez vos énergies saturniennes…
Dans les années 1960 / 1970, le psychologue Walter Mischel a conçu “le test du marshmallow“, une expérience célèbre en psychologie du développement, qui était destinée à mieux comprendre ces fonctionnements sur la psyché humaine justement.
Son objectif principal était d’explorer et de comprendre la capacité de retardement de la gratification chez les très jeunes enfants, et d’en étudier les effets potentiels et les influences sur leur réussite future de leur vie d’adulte.
Son protocole était simple : dans une pièce vide, on place une table avec dessus un marshmallow (ou une autre friandise, un bonbon, etc), et on amène un jeune enfant.
L’expérimentateur parle à l’enfant et lui donne le choix :
+Soit l’enfant peut manger le marshmallow immédiatement (aucun problème, c’est son droit)
+Soit, par contre, si il a la patience, si il attend que l’expérimentateur revienne, alors il aura le double de friandise !
Oui l’expérimentateur est assez sadique 🙂
Bon, dans les faits l’attente en question n’était pas très longue, elle durait environ 15 minutes…
Le but évident ici est de savoir comment se structure la fonction plaisir et gratification dès l’enfance : est ce que le petit préfère la gratification immédiate en hypothéquant plus de gratifications futures ? ou est ce qu’il est déjà capable dans son esprit de faire une projection de lui dans le futur pour comprendre que sa privation du présent peut l’aider à améliorer sa situation d’après ?
Bien évidemment, les enfants sont observés à la loupe durant ces 15 minutes, pour voir leur réaction et identifier leurs comportements.
Et il y a 2 grandes réactions possibles dans les résultats :
+Soit des enfants se jettent immédiatement sur la friandise dès que l’expérimentateur est parti
+Soit certains enfants trouvent des subterfuges pour ignorer le marshmallow et attendre le retour de l’expérimentateur
Et Walter Mischel ne s’est pas arrêté là puisqu’il a suivi ces enfants pendant plusieurs années ensuite ! (adolescence et vie de jeune adulte)
Il s’est aperçu en général que les enfants patients qui avaient attendu le second marshmallow avaient en moyenne de meilleures performances scolaires, une meilleure réussite sociale et personnelle, une plus grande tolérance au stress et moins de schémas de dépendance…
Ce test tend à prouver que la “maitrise de soi” (fonction directement saturnienne) est corrélée pleinement à une amélioration de la vie des personnes.
Il précise en outre que cette capacité est influencée directement par des facteurs génétiques (donc héritées de manière innée des schémas karmiques transgénérationnels), mais qu’elle peut être aussi acquise au niveau éducatif et environnemental grâce à des apprentissages (on peut conditionner sa psychologie à stratégiquement opter plus souvent pour la gratification différée si on apprend consciemment qu’on a un grand intérêt à le faire !).
On retrouve beaucoup ici astrologiquement l’affrontement entre la planète Jupiter, qui peut être liée plus au consumérisme, à l’expansion immédiate, contre la planète Saturne qui est plus liée au frugalisme, à la restriction, et qui comprend bien mieux l’intérêt de se restreindre au présent pour améliorer son futur.
Bien évidemment, cela est influencé énormément par des facteurs sociaux et économiques, et dans une société qui fonctionne sur le mode de consommation, on se doute bien de quel coté les dirigeants politiques préfèrent faire pencher la balance…
Cela peut jouer énormément dès les comportements de l’enfance, car par exemple un enfant de famille pauvre peut avoir été conditionné, même inconsciemment, à préférer “prendre immédiatement” le plaisir qui lui passe sous le nez de peur de l’incertitude du futur qu’il jugera comme angoissant et stressant (désactivant ainsi les bienfaits potentiels de la gratification différée).
Et cet enfant devra en quelque sorte désapprendre en premier ce conditionnement pour “avoir confiance” en ce qu’il est capable de faire stratégiquement (astrologiquement, il devra travailler sur sa fonction saturnienne pour mieux la comprendre et l’apprivoiser, l’utiliser).
Dans le jeu de la vie, nous ne sommes pas tous égaux face à la fonction saturnienne, mais pourtant il est très important de savoir reconnaitre ses qualités et tout ce qu’elle peut nous apporter dans notre vie, sur la réalisation de notre volonté (sa fermeté, sa patience), sur notre motivation (persévérance dans l’effort, la dureté), comme sur notre vision temporelle de l’existence (aspect stratégique permettant de construire et de structurer méthodiquement).
Il est très important de ne pas déléguer ces fonctions à “l’extérieur de nous”, comme dans le fait de croire que “l’état”, en tant que “super maman”, finira par s’occuper de tout pour nous (santé, retraite, etc), sans qu’on ait à se soucier de rien, car ce n’est pas vrai, ça ne l’a jamais été et risque de l’être de moins en moins pour les générations futures…
Il peut être important par exemple de savoir capitaliser soi même pour sa retraite, qui est un exemple majeur de la gratification différée par excellence (même quelques dizaines d’euros par mois économisés et investis sur 40 années de travail peuvent faire une très grosse différence à l’arrivée quand la fourmi prend sa retraite).
Astrologiquement, il reste important en tous les cas de savoir s’appuyer sur son Saturne natal, de savoir sublimer cette planète dans les problèmes et épreuves qu’elle peut représenter, puis de bien s’appuyer sur les transits de Saturne au présent, car ce sont eux aussi qui rythment l’endroit où l’on peut investir nos forces de Terre du moment, sur quand et comment on peut le faire…
A l’image d’ailleurs de ce que j’ai pu évoquer dans mon article sur Saturne et le jeûne, où la planète peut nous aider à “accueillir le vide” en nous.
En tant que parent, on peut apprendre cela comme un jeu de stratégie aux plus jeunes enfants, pour leur intégrer ces vertus saturniennes.
Bien sûr, il ne s’agit pas de basculer dans l’extrême inverse, de vivre comme un hermite, en se privant de tout, pour finir l’homme le plus riche du cimetière (ce qui serait là pour le coup un excès saturnien), mais il y a un équilibre sain à former autour de cela…
Et vous du coup, est ce que vous vous sentez plus cigale que fourmi ? Est ce que vous mangez le marshmallow de suite ? Ou est ce que vous êtes capable d’attendre avec la patience qu’il faut pour en avoir le double plus tard ? 🙂



C’est hyper intéressant. Je me pensais fourmi, en tout cas pas cigale, mais à la lecture de cet article je suis bien obligée de constater que, petite, j’aurais sans doute fait partie du groupe de ceux qui mangeaient tout de suite leur marshmallow! Incroyable 🙂
J’ai remarqué cette phrase , « ou est ce qu’il est déjà capable dans son esprit de faire une projection de lui dans le futur pour comprendre que sa privation du présent peut l’aider à…… »
« Déjà capable » : Ce serait donc une capacité qui se développe comme se développe la maturité qui conduit à l’âge adulte alors…..
Je pense pour ma part, avoir ces parts de « volonté (sa fermeté, sa patience) », de « motivation (persévérance dans l’effort, la dureté) », de la fonction saturnienne, mais, la « vision temporelle de l’existence (aspect stratégique permettant de construire et de structurer méthodiquement) », ça je ne l’ai jamais eu en effet!
On peut avoir la volonté, la motivation, mais pas pouvoir se projeter.
Donc une vie avec une vision sur juste quelques mois devant, à peine… (on imagine bien les fâcheuses conséquences parfois évidemment.)
Je m’aperçois aussi que j’ai bien «la maitrise de soi » mais pas « la confiance en soi ». Je peux paraitre mais sans l’être vraiment.
A lire tout ça je m’aperçois, comme jamais auparavant, que mon Saturne doit être un peu cabossé alors… 🙂 (Enfin mal aspecté pour parler en terme astrologique!)
Et le plus étonnant pour moi c’est cette impression d’avoir eu 2 Saturne dans ma vie. Jusqu’à son 1er retour, j’étais dans la discipline et une certaine confiance. Un calme intérieur me guidait et je vivais d’une manière sage et même un peu austère. Puis….. une autre planète a dû prendre le relais et l’a écrasé. (Donc la vie d’une planète n’est pas un long fleuve tranquille. Elle peut disparaitre des radars ou du moins être reléguée dans les coulisses!)
Sinon c’est aussi hyper intéressant de lire :
“..…. préférer “prendre immédiatement” le plaisir qui lui passe sous le nez de peur de l’incertitude du futur qu’il jugera comme angoissant et stressant (désactivant ainsi les bienfaits potentiels de la gratification différée).”
Comme quoi juste un climat peu sécurisant peut nous faire rater le meilleur de Saturne……..
Finalement, la sérénité des lendemains qui chantent, c’est donc aux parents de l’apprendre à leurs enfants, ils iront vers ce futur plein de confiance en eux et en leurs capacités. Ça peut être simple!:)
Apprendre la fonction de Saturne de cette manière est vraiment plaisante. En espérant que d’autres planètes suivront peut-être un jour…. 🙂
Merci de votre témoignage 🙂
Cet article vous a bien fait réfléchir on dirait…
Pour les “2 périodes de vie” distinctes, oui cela est probablement dû aux cycles astrologiques, pas forcément que Saturne d’ailleurs, même si son premier retour peut faire changer beaucoup de choses…
Saturne est probablement une planète qui “s’apprend” aussi beaucoup en fonction de ce qu’inculquent les archétypes parentaux.
Saturne représente “le parent normatif” de la psychologie moderne, il ne faut pas l’oublier…
Je suis entièrement d’accord avec vous, chacun doit vivre ses épreuves et elles sont différentes d’une personne à une autre, il n’y a pas d’âge pour cela, et chaque jour est une occasion d’apprentissage. Ce que vous dites est très juste, tout dépend de la gestion de ses propres ressources (responsabilité personnelle) et aussi des aléas extérieurs, que l’on ne contrôle pas forcément. L’essentiel est de pouvoir avancer et rester fidèle à soi-même, à l’Être, car l’avoir est très important, surtout dans nos sociétés, mais il ne remplacera jamais ce qui fait l’être et la personne. Vous avez raison de mentionner que le contexte ne décidera pas de ce que vivra la personne, et il n’y a qu’elle qui puisse le dire, le ressentir, l’exprimer ou du moins faire en sorte de se libérer malgré les lianes sur le chemin.
🙂
bonsoir
merci pour vos explications.
je m’intéresse timidement à l’astrologie et parfois des difficultés à comprendre.
vos postes m’aident beaucoup.
merci
Bonjour,
Heureux que mon travail vous aide à progresser 🙂
C’est normal, il faut un certain temps d’apprentissage et de pratique avant de se sentir à l’aise, le tout est de savoir aussi persévérer dans le temps…
Enfin, vous avez des centaines d’articles sur le site à approfondir pour vous aider 🙂