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Le mythe de Sisyphe, ou la mort de dieu

Comme le soulevait Albert Camus dans Le Mythe de Sisyphe : « Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide. Juger ou non que la vie vaut ou pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie. Le reste, si le monde a 3 dimensions, si l’esprit à 9 ou 12 catégories, vient ensuite. Ce sont des jeux, il faut d’abord répondre ! ».

En réalité, mis dans la perspective de la logique du karma, on comprend bien les limites du suicide pour se soustraire à la vie… Mais cela n’enlève rien au sentiment d’absurde que l’on peut ressentir face à l’existence !

Pour avoir trompé la mort, Sisyphe est condamné dans le Tartare à faire rouler éternellement un immense rocher jusqu’au sommet d’une colline, mais chaque fois qu’il approche vaillamment du but, le lourd rocher décroche et redescend ainsi la pente…

On perçoit ici à la fois la stupidité de la peine, le fait qu’elle soit irréalisable, et la fatalité qui se rappelle au personnage sous les traits de ce lourd rocher (très Saturne / Pluton comme symbole).

La vie de l’homme moderne peut à bien des égards être comparée à ce mythe, l’homme moderne est et reste vide… Vide de tout, à commencer de lui même. Il se sent souvent seul, isolé, comme indépendant du monde, comme si il vivait dans une bulle à part du reste de l’univers, comme si son propre monde était indépendant, avait ses propres règles et sa propre existence hors de tout.

Et comme la nature a horreur du vide, forcément, ce vide cherche souvent à se remplir de différentes façons, qui constituent différentes formes de fuites, plus ou moins dangereuses et destructrices : la drogue, l’alcool, le divertissement, les sensations fortes, le pouvoir, le sexe…
Chacun nous avons ainsi nos propres « points de fuite » !
Se croyant hors de tout, même de toute loi, y compris les plus divines et sacrées, on peut devenir son propre maitre, son propre dieu, et suivre seulement ses propres désirs, sa propre morale, au détriment de tout le reste.

J’ai déjà parlé à de multiples reprises dans mes articles de l’importance de « trouver du sens » aux choses, ce qui est vraiment le plus central c’est de comprendre la nature du « pourquoi ? », non pas tellement du « comment ? » tel que les sciences d’aujourd’hui veulent forcer notre focalisation, mais surtout savoir ce qui sous-tend les processus dans leur sens métaphysique.

Comme le disait Nietzsche :

« dieu est mort ! dieu reste mort ! Et c’est nous qui l’avons tué !
Comment nous consoler, nous les meurtriers des meurtriers ?
Ce que le monde a possédé jusqu’à présent de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous notre couteau… Qui nous lavera de ce sang ?
Avec quelle eau pourrions-nous nous purifier ?
Quelles expiations, quels jeux sacrés serons-nous forcés d’inventer ?
La grandeur de cet acte n’est-elle pas trop grande pour nous ?
Ne sommes-nous pas forcés de devenir nous-mêmes des dieux simplement, ne fût-ce que pour paraître dignes d’eux ? »


Qu’est ce exactement que ce dieu mort ? n’est ce pas surtout un synonyme de mort à soi même ?
Ce meurtre a t il permis réellement à l’homme une élévation ? une Individuation ?

En réalité ce que l’on a tué ce n’est point dieu lui même mais son contact, sa perception, son expression à travers nous. Et ce meurtre là est pire ! encore plus destructeur pour l’homme ! C’est lui qui a fait naitre l’absurde…

Ce dieu mort n’est pas en réalité une entité quelque part, loin, séparée de l’homme, elle est en lui, fait non seulement partie de lui, mais elle est son Être.

Lorsque l’homme prie, c’est à lui même qu’il parle avant tout, dans sa conscience, et c’est à travers ce « dialogue interne » que l’alchimie opère, et c’est aussi son vide existentiel qui l’empêche, du moins momentanément, le temps de la Dépression.

Comme dit la bible, « celui qui demande reçoit, celui qui cherche trouve et l’on ouvre la porte à celui qui frappe », ici se trouve une clé importante de tout ce que j’évoque depuis le début : il faut frapper !
Il faut se préparer à recevoir les réponses que l’on demande. Il faut se parler, avec bienveillance, comme disent les bouddhistes, « entrer en amitié avec soi même ».

C’est à ce prix là que l’on retrouvera l’harmonie, « l’union interne », du personnel au collectif, de l’individu au sacré et à l’univers, de la créature au créateur, la mort de l’absurde, l’avènement du sens…

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26 commentaires sur “ Le mythe de Sisyphe, ou la mort de dieu

  1. Bonjour, l’axe 3 / 9 concernant l’unité : vous parlez de l’axe des maisons astrologiques 3 et 9 ?

    En bon ascendant Balance je vois moi l’aspect relationnel (entre les êtres, entre les êtres et leur environnement, etc) comme équilibre créatif. Qui fait qu’on peut saisir l’unité, aussi qu’on peut véritablement voir en une seule et même chose tout et son contraire,

    • Bonjour,
      Je parlais de l’axe 3/9 (des maisons oui, ou Gémeaux / Sagittaire si vous préférez), dans le cadre de la construction de la dualité (Mercure maitre Gémeaux) par opposition à l’ouverture sur le spirituel, la monade (Jupiter maitre Sagittaire).
      En réalité, chacun son chemin pour arriver à la compréhension… Comme le disent différentes spiritualités, il y a plusieurs chemins qui mènent au même sommet !
      On a tendance à voir et à apprécier les choses selon ce que l’on est, et comme nous sommes tous différents, nous n’approchons pas les choses de la même manière… 😉
      Si il y a 12 archétypes, on pourrait presque dire qu’il y a 12 objectivités… 😉

  2. Dieu est mort car il a voulu fusionner avec l’homme ou l’homme a voulu fusionner avec Dieu. C’est tout l’enseignement que l’humanité reçoit avec délice puisqu’il repond à son désir originel. Mais la est l’erreur. La fusion ne peut apporter l’unité. La fusion brûle.
    L’unité ne peut naître que de la dualité.
    Elisabeth

    • Toute l’ironie c’est que l’homme se construit depuis sa naissance sur la dualité, c’est une fonction mercurienne que de le confronter à la dialectique « ce qui n’est pas moi est autre »…
      Beaucoup du travail spirituel d’une vie consiste à comprendre au final l’unité fondamentale des choses (axe 3 / 9), mais cela se passe effectivement dans une triangulation entre l’observateur, la chose observée, et le créateur…
      Dieu n’existe que dans la conscience de sa créature, et c’est à travers l’homme que son oeuvre s’établit… 🙂

  3. Dieu est mort, suite à une identification quasi exclusive au monde des formes et des actions inqualifiables d’inhumanité que ses représentants autoproclamés lui ont fait assumer durant l’Ere des Poissons. A l’avènement de l’Ere du Verseau Dieu est un concept tellement usé et abusé que beaucoup le rejettent et n’attendent rien de Lui.
    Fort heureusement les découvertes scientifiques aidant, il peut avantageusement être maintenant remplacé par des équivalents tels que : Macrocosme, Grand Tout, Logos, … Autant de mots et de notions qui donnent l’idée qu’à titre d’unité individuelle microcosmique nous sommes parties intégrantes et intégrées du Grand Tout Créateur dont la puissance est incommensurable. Bon gré malgré nos vies sont assujetti à un grand processus de naissance et de mort dont nous ne sommes pas maîtres. A l’image du macrocosme universel nous sommes nous-mêmes dotés à notre échelle de capacités créatrices que nous pouvons choisir volontairement de développer et d’utiliser pour créer de la beauté, de la fraternité, de la vérité, de la justice…. Ou à l’inverse choisir par non-choix de rester dans nos marasmes.
    Nous ne sommes pas les maîtres du monde mais nous pouvons, à titre de partie, nous unir, nous affilier au Maître du Monde pour coopérer avec Lui dans le sens de l’Amour, de la Lumière, de la Puissance créatrice qu’Il dispense sans compter. Nous imprégner de ses qualités, développer nos capacités initiales et refléter ses qualités tout autour de nous dans nos relations interpersonnelles horizontales.
    Pour évoluer il est valable d’accepter un Principe Créateur divin qui nous tire vers le haut, mais l’inverse est aussi vrai, Dieu a aussi besoin de la conscience humaine développée pour paraître au travers de ses créations et les bonifier. Participer consciemment à ce rôle peut justifier notre incarnation et répondre, en partie au moins, à la question pourquoi. Enrichi de la réponse même partielle au pourquoi, le comment coule de source. Tous les événements, tout ce que nous rencontrons dans ce bas monde peut être perfectionné et élevé. Tout est divin (même les cons) rien n’existe en dehors du Tout. Nous n’avons que l’embarras de choisir dans quel domaine nous allons porter notre rayonnement et nos compétences. La journée n’a que 24 heures, la vie 80 ans en moyenne, nous ne pourrons tout régénérer mais nous pouvons décider de tailler notre petite pierre et de l’apporter à l’édifice commun. Nous en serons gratifiés au-delà même de ce que nous sommes capables d’imaginer.
    De mémoire dans la Bible : « Cherchez Dieu et le reste vous sera donné de surcroît »

    • Oui c’est juste que vous évoquez, la réciprocité du créateur envers ses créatures…
      Peut être que Dieu lieu aussi dit « Les hommes sont morts » du fait qu’on ne répond plus à ses appels… 😉
      Intervient aussi beaucoup la notion de karma dans ce que vous évoquez… le cycle d’évolution de l’homme suit une spirale ascendante (à l’image de l’illustration de mon article sur les cycles génériques), nous avons besoin de ces strates de passages successifs, qui semblent parfois tous pareils, mais qui sont pourtant bien différents, chaque passage permettant une reliquat supplémentaire plus inclusif, qui permet justement l’élévation, la spirale…
      Une vie ne suffit sûrement pas pour tout comprendre………

  4. Bonjour Christophe…

    Quel plaisir de vous lire pour ne pas dire Bonheur , Capricorne je suis et me retrouve tellement dans vos différents articles .. avec lesquels je suis bien d’accord !

    Belle Année à vous…

    Michelle

    • Bonsoir Michelle,
      Et bien vos radars « Capricorne » sont bons… 😉 et mes articles commencent à être nombreux maintenant… j’ai encore plein d’idées de nouveaux articles, mais pas forcément beaucoup de temps pour les écrire… 😉
      Belle année à vous aussi Michelle, plein de belles choses, au plaisir de vous lire de nouveau

  5. Bonjour à tous et à chacun.
    A point la comparaison du mythe de Sisyphe à Saturne/Pluton car cette conjonction commence à résonner/raisonner présentement…

    • Bonsoir Gilgamesh 😉
      Oui on sent de manière plus prégnante dans cette période cette conjonction Saturne / Pluton qui opère, y compris politiquement parlant…
      Sisyphe est un mythe qui m’a toujours « parlé »… Absurdité de la peine, mais persévérance dans l’effort… et je trouve pertinent de relier ce mythe à Nietzsche et à son « Dieu est mort »…
      Belle année à vous Gilgamesh 🙂

  6. Bonjour,
    Vous dîtes: « ….ce qui est vraiment le plus central c’est de comprendre la nature du « pourquoi ? », non pas tellement du « comment ? » »
    Vous voulez bien dire: Se poser la question du pourquoi je vis ça? et non pas du « comment ça s’inscrit dans ma vie et comment je peux le gérer au mieux? ». C’est bien cela ou je me trompe?

    • Le « pourquoi » est globalement une question philosophique et spirituelle, énormément plus intéressante que le « comment », elle permet d’aller plus loin…
      Le monde actuel se focalise énormément sur la matière, et il passe son temps à nous expliquer le « comment », en décrivant tout rationnellement et logiquement… Cela va très loin, on le voit avec la physique quantique par exemple, qui nous parle du big bang, de bosons, de quanta, de relativité, d’énergie qui s’équivaut à la matière… c’est certes très intéressant, passionnant… mais ça ne répond jamais au « pourquoi » de tout cet univers, ce soleil, cette terre ? pourquoi notre vie ? notre conscience de ce monde ?
      Nous sommes les seuls animaux qui peuvent faire une telle synthèse entre leurs propres existences, et celle de l’univers, cela n’est pas fait que pour nous faire répondre au « comment », mais aussi pour qu’on se demande « pourquoi »…
      Lorsque l’on rentre dans les questions « pourquoi » on gagne en mise en perspective, en prise de hauteur, de profondeur…
      « Pourquoi » est la question existentielle de base… 😉

  7. Oui, et juste pour abonder dans le sens de chacun sa propre vision et ses propres clés (et donc mises en actes) : moi maintenant je me pose plutôt dans la vie la question du « comment » (je ne dis pas que j’ai répondu au pourquoi !!), par exemple quand je me demande ce que ma Lune natale fait en Capricorne (du coup : comment je m’en sers « bien », soit pour être bien, pour les autres, etc), quand je m’intéresse nouvellement à la science pour saisir un peu le fonctionnement du cerveau, aux neurosciences (bien que je n’ai pas le formatage pour cela, 🙂 je dois créer un peu de nouvelles synapses !) : comment ça marche a priori (du moins de ce que la science a vu depuis là où elle en est) et du coup comment on peut faire (depuis soi-même). etc. Bref, on ne fait pas tous le chemin dans le même sens, et c’est bien pour cela que c’est parfait. Aujourd’hui, mon rêve est que les philosophes qui s »intéressent, par essence, au « pourquoi », en viennent à endosser un rôle social pour justement guider au « comment ». Qu’ils prennent cette place là aussi (certains le font un peu et c’est tant mieux), ‘sinon, on laisse cette question du « comment » tjs aux mêmes : aux politiciens, aux techniciens, aux scientifiques… Peut-être qu’un des « féfi » des temps actuels est d’abattre certaines frontières entre les disciplines, afin de requestionner / retrouver / redonner du sens à la vie (face aux question climatiques, notamment, car cette question nous plonge en pleine question de sens de la vie sur notre véhicule commun qu’est la Terre), C’est peut-être un peu le sens d’un Neptune en Poissons : dissoudre des frontières entre les disciplines…. Autre pensée : la question du « pourquoi » est moins prégnante je pense pour la philosophie en Asie, pour le bouddhisme, Ceci permet d’être plus dans le moment présent, dans la quête du présent. Le ressenti du présent est un peu aujourd’hui la réponse à mon « pourquoi ». Et en recherchant le « comment », finalement je retombe sur le « pourquoi » : l’objectif est le chemin, le chemin est l’objectif. Tout se fait en même temps. Et le re-couronnement du roi n’est pas l’état idéal qui sera acquis un jour… (sinon je serai tjs déçue !), mais c’est un peu comme en Bretagne, où « il fait beau plusieurs fois par jour » ! Le moment où la pierre de Sisyphe est en haut du rocher…. Tout est en mouvement, toujours., et peux un peu orienter (créer ?) ce mouvement tout de même, DANS l’instant, il n’y a rien de définitif. Tout le défi est peut-être de prendre du plaisir en chemin. Ce qui n’est pas toujours facile. On peut s’entraider, ne l’oublions pas. C’est là où j’en suis !
    Je m’arrête là, pardon d’être aussi bavarde !

    • Le « comment » est quelque chose qui reste quoi qu’il en soit intéressant, intellectuellement parlant…
      Mais ce que je voulais dire, c’est que la période actuelle se focalise exclusivement sur ça au détriment de tout le reste…
      On a perdu beaucoup la « magie » de la vie au passage…
      Si je prends un exemple, la science moderne va nous expliquer très bien le fonctionnement des éclairs, la différence de polarité des charges électriques qui se déplacent dans les masses d’air, etc… Alors que l’homme primitif voit simplement la manifestation du « Dieu éclairs »… Mais dans tous les cas le science ne s’aventure jamais sur le terrain de répondre au « pourquoi » de la vie, et en cela elle sera toujours forcément que limitée, partielle, incomplète…
      Après cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de passerelles entre les domaines, et encore heureux…
      Oui peut être qu’après tout Sisyphe devait essayer de se contenter de tenir la pierre en équilibre précaire proche du sommet, et de profiter de cet instant !!! 🙂
      Bon week end à vous.

  8. « Tout ce qui est or ne brille pas, tous ceux qui errent ne sont pas perdus… », c’est Tolkien qui écrit par le biais de Bilbo qui rédige un poème pour Aragorn. Pour moi, Aragorn : la quête du dieu / roi en soi (fin du poème : « le sans-couronne redeviendra roi »). Pourquoi il faut passer par un état de vagabond ??? Autrement dit, pourquoi c’est difficile, pourquoi il faut connaître « le plomb » ? A chacun sa réponse, mais peut-être pour bien s’apercevoir qu’on est créateur, rien d’ésotérique en soi : le principe de vie est d’être créatif (et être créatif, c’est faire avec des limites, des contraintes…). Bref, par contre, si on cherche à être roi, dieu; de l’or (pour le pouvoir, la richesse), peut-être que ça ne marche pas, et son on cherche à tout prix du sens (mental, intellectuel), ça ne marche pas non plus.
    Accepter d’être vivant, humain, de ressentir avec ses sens physiques, avec ses sentiments, avec sa vulnérabilité sensorielle, psychique, émotionnelle… souvent on refuse ça (on se sent faible car on y perd notre pouvoir de contrôle) est une piste à essayer sans doute par ces temps qui court, avec ce Noeud Nord en Cancer, toute cette dimension là de la vie à laquelle, en tant que « homme moderne », on s’efforce d’échapper ; or il y a du sacré là-dedans… (bien que simple, humble, primaire; enfantin, etc).
    Il n’empêche que des personnes en quête de sens éprouvent une immense souffrance existentielle. La 1ère phrase de l’article ma remémorée ma 1ère année d’étude de Philo en fac vers 20 ans : une des étudiantes de mon âge, inscrite en philo avait choisi le suicide. Pour moi c’était incompréhensible d’être à la fois dans la quête de sens (en philo) et en souffrance. Parce que pour moi la quête de sens est un besoin, qqle chose qui me motive et me réjouit (notamment Jupiter dans mon thème doit coacher pas mal de choses je pense) Et personne n’avait vu la souffrance et ne « vide » de cette étudiante. Alors voilà un autre sens : on est seul oui, et pas. L’autre est irremplaçable…. et même s’il est très différent; car il a le pouvoir de nous accepter tel que l’on est, avec nos moments de grands vides, nos absences de quêtes de sens, nos non-sens, etc, et ça marche dans les deux sens !
    Sinon, je n’ai pas compris cette phrase « c’est aussi son vide existentiel qui l’empêche, du moins momentanément, le temps de la Dépression »: qui l’empêche de quoi ?
    Merci Christophe, je ne sais pas comment vous faites pour écrire de manière synthétique ainsi !

    • Marrante cette référence à Tolkien… 😉
      Oui chacun a sa propre vision, donc ses propres clés, c’est aussi tout ce qui fait le sel et la magie, on ne peut apporter de réponses toutes faites qui seraient forcément valables pour tous, c’est plus compliqué que ça…
      Je crois, personnellement et par expérience, que la souffrance est indissociable de la quête métaphysique, au moins dans un premier temps, le travail est beaucoup trop profond pour se faire de manière anodine, du moins dans l’écrasante majorité des cas…
      Le suicide vient beaucoup quelque part de la victoire de l’absurde, du constat final d’absence de sens, du fait qu’on ne l’a pas trouvé…
      Pour certaines personnes le poids du rocher, de la souffrance, est trop gros…
      La phrase dont vous demandez le sens : c’est le vide existentiel qui empêche l’alchimie du dialogue interne…
      J’écris de manière passionnée, comme tout ce que je fais, cela m’aide niveau inspiration… 😉
      Sur l’aspect synthétique, je suppose que cela fait partie de moi, de ce que je suis, un mélange à la fois saturnien, plutonien, neptunien, jovien…… et la synthèse opère ! 😉
      Merci beaucoup pour votre témoignage, bon week end.

  9. Nietzsche s’arracherait la moustache s’il savait qu’il était repris par un astrologue 😀
    Merci de partager ta réflexion Christophe, et surtout excellente année 2019 à toi!

    • Ah ah ! oui c’est pas faux… 😉 en même temps il se l’est bien arraché quand même sa moustache…. 🙂
      Belle année à toi également Estelle, plein de réussite dans tes projets…

  10. Bonjour Christophe et merci de cette profonde réflexion philosophique partagée avec nous.
    La lecture de ce billet peut nourrir l’âme et l’esprit de qui sait y trouver du sens et l’écho en lui-même, comme une invitation à voir notre vie individuelle autrement, de façon plus ouverte et en connexion avec le Tout….

    • Bonjour Michka,
      Oui c’est bien quelque part un cheminement archétypique que je décris, tout le monde peut s’y retrouver à un niveau ou un autre… Le vide existentiel est typique de notre époque, jamais l’homme ne s’est posé autant de questions, ou plutôt jamais autant d’hommes ne se sont posés autant de questions en même temps… La vie des anciens hommes étaient je crois plus simple, de ce point de vue du moins…

  11. Salut Christophe, merci pour cet article intéressant, je pense que certains n ont jamais besoin de frapper, puisqu’ils savent déjà tout, et n ont plus rien à aprendre de personne, et de surcroit n ont jamais besoin de personne, n ont aucun besoin tout court!

    • Bonjour Marie,
      Suis pas certain que ce genre de personnes soient très nombreuses… la personne qui n’a aucun besoin n’a peut être simplement pas conscience des questions, pas encore…

    • Oui c’est l’idée Ln, le pilote dans l’avion est une question importante… 😉
      C’est un article qui trainait en brouillon depuis longtemps et je l’ai fini sur un coup de tête, l’inspiration est venue… 😉

  12. CAMUS ! Mon auteur préféré. On ne peut faire référence au mythe de sisyphe en laissant de côté l étranger,, caligula et le malentendu, car chez Camus c est un tout qui traite surtout de l’absurde. Et non pas vraiment du déni de Dieu comme chez Nietzsche, En parallèle de Camus je mettrais plutôt de Sarthe qui propose une autre philosophie de l’absurde. Chez lui c est l’existence même qui est injustifiée…ce qui n’ est pas déraisonnable de penser… Difficile de parler d’ un sujet aussi vaste et passionnant en quelques lignes…..une seule chose est vraie : à chacun sa vérité, la porte ne s’ ouvre que de l’interieur !.

    • Oui Camus, mais je ne pouvais là tout traiter en 1 seul article… 😉
      Je sais effectivement que c’est plus la notion d’absurde, que le déni de Dieu mais je trouvais intéressant de faire cette corrélation avec la pensée nietzschéenne « Dieu est mort » qui est pour moi directement reliée…
      La porte ne s’ouvre que de l’intérieur, oui c’est invariable, et il n’y a pas 36 clés…