En astrologie, la synastrie est une pratique qui nous aide à mieux déterminer de manière vivante les différentes dynamiques relationnelles qu’il peut y avoir à l’oeuvre entre 2 personnes (cela va au delà de ce que l’on peut évoquer de manière générique dans les compatibilités astrologiques des archétypes du zodiaque).
Comme un thème natal est susceptible de révéler nos peurs, nos blessures, nos blocages, nos différents mécanismes inconscients ainsi que nos potentiels d’évolution, logiquement on pourra retrouver en synastrie les différentes interactions possibles autour de tout cela, au sein de chaque relation.
La synastrie peut avoir plusieurs degrés de profondeur : purement caractérologique / psychologique, ou plus karmique, elle est là pour aider fondamentalement à mieux se comprendre personnellement dans nos différentes mécanismes d’interactions avec les autres.
Je développe mieux tout cela dans mon module de cours sur la méthodologie de réalisation d’une synastrie.
La synastrie : manier un miroir relationnel
Chaque rencontre est susceptible de mettre en lumière plus telles ou telles parts de nous-mêmes.
En croisant 2 thèmes natals, la synastrie révèle les zones de résonance et de friction, les parties de l’autre qui viennent réveiller quelque chose en nous : une mémoire, un besoin, une peur, une attente, une confrontation, etc etc.
Lire une synastrie, c’est accepter de reconnaitre que “l’autre” a un certain poids évolutif sur nous, car il nous touche, nous dérange ou nous bouscule sur nos bases pour une raison ou une autre.
Et pour bien comprendre cela, il faut déjà savoir déterminer ce qui constitue les dominantes astrologiques de chacun.
Ce n’est d’ailleurs pas tant une question de “bonne ou mauvaise” relation, car toute personne face à nous est susceptible d’activer ce miroir, d’une façon ou d’une autre (à moins que l’on vive au fond d’une grotte sans jamais voir personne de toute sa vie).
C’est surtout le fait de comprendre les dynamiques à l’oeuvre et de mettre de la conscience dedans, qui permet au final de mieux travailler sur soi (le thème natal de l’autre étant un levier évolutif comme un autre pour cela, mais souvent très puissant grâce aux Projections qu’il permet).
Dit encore autrement : chaque interaspect d’une synastrie peut être ainsi avant tout l’occasion d’un travail personnel à faire sur soi dans le cadre de cette relation (c’est d’ailleurs ce qui est le plus important sur le fond, car il n’y a que sur cela que nous avons une réelle prise).
Chaque personne que l’on rencontre peut être ainsi susceptible d’agir comme un facteur déclencheur de nos propres forces intérieures.
Selon les dominantes astrologiques qui entrent en jeu et le type de relation, les processus évolutifs ne seront pas du tout les mêmes.
La synastrie ne doit ainsi pas être vue comme un “verdict figé” (qui condamne ou garantit), mais comme un outil d’évolution consciente qui décrit une échelle de probabilités.
Chaque tension, chaque complémentarité, peut devenir ainsi un terrain d’apprentissage réciproque, si on choisit de s’impliquer en conscience dedans et d’en retenir réellement les leçons.
Il faut dans un premier temps réussir à passer de la réaction inconsciente épidermique, à l’observation et à l’analyse.
En comprenant déjà, pourquoi l’on réagit comme cela au niveau relationnel, surtout quelles sont nos propres forces personnelles qui entrent en jeu dans notre thème ?
Cette posture permet de désamorcer le réflexe de blâmer l’autre sans jamais se remettre en cause soi même, et d’utiliser les seuls leviers sur lesquels on a vraiment une prise, qui sont forcément nos actions et dispositions personnelles.
La synastrie peut nous aider à mettre des mots sur les rôles que l’on endosse et sur les mécanismes que l’on active, pour réussir à les transformer ou à les faire évoluer du mieux possible différemment.
Ce n’est qu’une fois ces dynamiques réellement identifiées, qu’il est possible d’en sortir par la conscience et l’analyse, dans l’amélioration de soi (l’autre n’aura agi que comme support de ce processus dans la relation).
La synastrie n’est pas seulement là pour “repérer” les tensions difficiles, mais aussi pour aider à valoriser les aspects positifs, beaucoup dépendant surtout de ce que veulent focaliser les personnes dans la relation (ce qui est un point important).
La synastrie, bien utilisée, est donc un outil puissant de meilleure conscience relationnelle si l’on arrive à l’utiliser du mieux possible.
Plutôt que de juger une relation comme “bonne” ou “mauvaise”, elle invite surtout à voir la relation comme “un chemin”, avec ses ombres et ses lumières, qui doit faire bouger nos lignes personnelles.
Mieux comprendre l’autre, c’est aussi mieux se rencontrer soi-même dans ce lien, dans ses relations, et ouvrir la voie à un travail sur soi qui peut être très transformateur (et sur le fond, il n’y a que cela qui compte réellement, rien n’existe réellement en dehors de ce que l’on peut percevoir dans son champ de conscience).


